Depuis que la science utilise l’informatique dans des domaines comme la physique des particules, la biologie moléculaire ou encore l’astronomie, les chercheurs ont un besoin toujours plus important de puissance de calcul. Parallèlement, le nombre d’ordinateurs dans le monde ne cesse de croître, tout comme la vitesse des réseaux qui parcourent les continents. Partant de ce constat, quelques chercheurs et informaticiens se sont interrogés sur l’énorme potentiel que représente le parc informatique planétaire face à des problèmes scientifiques toujours plus complexes. En effet, cette solution de calcul externalisée se veut à la fois d’une puissance inégalée et d’un coût de production relativement faible en comparaison des supercalculateurs et autres clusters utilisés dans les universités.
Dans l’édition du 29 mai 2008, les Echos révèlent le projet de grille de calcul à finalité nutritionnelle lancé par l’Université de Washington en partenariat avec IBM. L’objectif est de mettre en réseau un million d’ordinateurs dans le monde pour “identifier des lignées capables de produire de façon massive un riz plus nutritif et résistant”. Internautes, soyez prudents : José Bové pourrait bien venir faucher vos machines.
Sony et l’université de Stanford ont annoncé aujourd’hui que plus d’un million de Playstation 3 ont été enregistrées auprès du service de calculs distribués Folding@Home depuis mars. Ainsi, environ 3000 nouvelles Playstation 3 seraient enregistrées sur le service chaque jour, soit 2 nouvelles unités de calculs Sony chaque minute.
D’après l’équipe Folding@Home, un parc de 10 000 Playstation 3 permettent d’effectuer la même quantité de calculs que 100 000 PC. Grâce à l’arrivée des PS3, Folding@Home a réussi à atteindre une capacité de calculs supérieure au petaflops. A l’heure actuelle, les utilisateurs de Playstation 3 effectuent 74% des travaux Folding@Home.
Pour rappel, le projet Folding@Home est un programme de calculs distribués qui vise à étudier comment se « plient » les protéines.
Alors que je recherche un bureau (appel au peuple !), je relaie avec plaisir cette idée exprimée par Yann Gourvennec d’un open space partagé. Pour discuter cette idée, rendez-vous sur le blog de Yann.
The idea is to enable collective and fully connected shared open spaces, between different companies, on the outskirts of the cities of our big metropolises to avoid unnecessary commuting, + provide outstanding infrastructure & tools for knowledge workers
Reduce the impact of commuting on the environment, improve work efficiency, develop open innovation, improve well-being of employees
Vous y trouverez aussi des informations sur l’ “usine à idées” collaborative lancée par IBM, Thinkplace.
Ou écoutez tout simplement Yann nous exposer son idée :
Il y a quelques jours, j’ai eu la chance de participer à une rencontre avec Eric Clémenceau, Directeur Commercial Europe de Joost, dans le cadre convivial de Culture Bière. Eric a présenté à une soixantaine de personnes la nouvelle entreprise lancée par les créateurs de Kazaa et Skype, j’ai nommé Joost.
Voici le compte-rendu libre de ce que j’ai trouvé particulièrement intéressant.
Le contexte
Eric Clémenceau a rappelé que la télévision interactive anime les conversations depuis les années 80. Mais les protagonistes, comme TPS en France ou Vivendi, restaient dans la logique du jardin fermé : il s’agissait de garder au maximum les utilisateurs sur une plate-forme propriétaire.
D’un autre côté, depuis les années 90, on a assisté à un développement exponentiel d’Internet. Le problème, c’est qu’Internet n’a pas été construit à l’origine pour la vidéo.
“On a tous testé la vidéo sur Internet (téléchargement ou streaming). Il y a beaucoup de ratés. Globalement, l’expérience utilisateur n’est pas très bonne, juge Eric Clémenceau. Du coup, les usages restent limités, les annonceurs ne viennent pas et les majors non plus. Avec en plus, pour ces derniers, la crainte du piratage.”
Joost : une technologie révolutionnaire
Joost utilise le même principe technologique que Kazaa et Skype : le peer-to-peer. L’idée est de découper un programme en secondes et de les déposer, par lots, sur les disques durs des personnes connectées à un instant t. Lorsqu’un utilisateur appelle un programme (sélectionne une chaîne), le logiciel Joost va chercher les premières secondes sur l’ordinateur le plus proche. Et ainsi de suite. Ainsi, contrairement au streaming (plus il y a de personnes connectées, plus la performance se dégrade), “plus il y a d’utilisateurs connectés [à Joost], plus la qualité augmente et plus le coût baisse. Avec 750 000 à un million de beta testeurs aujourd’hui, cela marche déjà assez bien.”
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Le 23 mars prochain débarque en France la Playstation 3. Clubic indique que les consoles connectées à Internet pourront prendre part à la grille de calcul Folding@Home servant à un projet de recherche sur le “pliage” des protéines. Pour mémoire, Folding@Home est un projet lancé par l’université de Stanford proposant à des milliers d’ordinateurs (et maintenant de consoles de jeux) de réserver une partie de leur puissance de calcul inutilisée à la recherche médicale.
Quand on sait que la puce de la PS3 est 10 fois plus rapide que les processeurs des PC actuels, on imagine la capacité de calcul créée par un réseau de consoles. Une initiative qui devrait accélérer la compréhension du phénomène de pliage des protéines et des maladies issues de son dysfonctionnement, telle la maladie de Huntington.
Plus d’informations sur le même thème :
Informatique Coopérative, la communauté du réseau“PlayStation 3 tackles world ills”
Les chercheurs qui ont lancé le projet de recherche médicale distribuée Folding@Home ont conclu un accord avec Sony pour démultiplier la puissance de la grille grâce à la future Playstation 3. Les joueurs connectés en réseau pourront mettre à disposition du projet la puissance de calcul inutilisée de leur console. Quand on sait que la puce de la PS3 est 10 fois plus rapide que les processeurs des PC actuels, on imagine la capacité de calcul créée par un réseau de consoles. Une initiative qui devrait accélérer la compréhension du phénomène de pliage des protéines et des maladies issues de son dysfonctionnement, telle la maladie de Huntington.
Via Smartmobs et BBC News.
Voir aussi “Informatique coopérative, la communauté du réseau”
Un nouveau parti politique s’est créé en France contre la loi DADVSI, les DRM et pour le Peer-to-Peer. Son fondateur s’est exprimé sur LCI en lisant un communiqué. Tout un programme…une vidéo étonnante à regarder ici.
Partager ses meilleures trouvailles sur le Web, c’était possible avec les systèmes de social bookmarking tels que del.icio.us ou blogmarks. Mais Clipmarks va un cran plus loin. Avec cette application, vous pouvez piocher dans les sites qui vous intéressent les bouts de page, illustrations, textes, liens, etc. qui vous ont plu et les ajouter dans une fiche. La fiche (ou “clip”) peut aussi contenir des éléments de sites différents. Cela se fait très facilement, en téléchargeant une extension Firefox (par exemple) : il vous suffit dès lors de sélectionner les parties de Web qui retiennent votre attention et d’appuyer sur un bouton “clip it” (voir illustration de cet article). Après avoir fait votre collecte, il ne vous reste qu’à enregistrer votre clip. Dès lors, celui-ci est partagé (à moins que vous ne souhaitiez le garder privé) et les autres internautes peuvent le commenter, créer un lien vers votre clip ou voter pour le faire monter dans le classement des clips les plus populaires. C’est remarquablement réalisé et une vraie dynamique communautaire s’est créée (d’après ce que j’ai pu voir depuis une semaine) parmi les clippers.
La coopération est un mode d’interaction désirable au sein d’un groupe humain en raison de son efficacité à long terme. Cette recherche de l’efficacité peut poursuivre différentes finalités : le bien-être social d’une communauté, une meilleure performance des organisations, par exemple. Mais il peut arriver qu’elle serve aussi des fins plus douteuses …
Une étude du département d’informatique de l’Université de Taiwan vient nous le rappeler, non sans humour. Les chercheurs taiwanais sont partis du constat que les communications mobiles transmettent non seulement de l’information dont on souhaite la transmission, mais également des éléments de contexte que l’on pourrait souhaiter ne pas dévoiler. Si votre chef vous appelle sur votre portable pour discuter d’un dossier, souhaitez-vous forcément qu’il sache que vous travaillez au bord de la piscine, avec vos enfants auprès de vous, dans votre maison de campagne située non loin de l’aérodrome régional ? Toutes ces informations sont hors sujet, mais le bruit sonore ambiant (flop flop de l’eau de la piscine, rires des enfants, ronronnement sourd d’un avion de tourisme dans le lointain) peut transmettre ce bruit informationnel à votre interlocuteur.
La solution à ce problème est relativement simple : supprimer les bruits de fond. Plusieurs services d’opérateurs permettent déjà de le faire. Là où l’histoire devient plus croustillante, c’est que les chercheurs ne se sont pas contentés de cette première approche.
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