Archive for the 'Economie' Category

May 10 2010

Création d’entreprise : le choix coopératif

C’est devant un auditoire passionné rassemblé pour l’Assemblée Générale d’Ouvaton que Louis Montagne et Guillaume Castalino ont présenté les motivations qui les ont conduits à créer leurs sociétés sous la forme d’une SCOP, Société Coopérative de Production.

Guillaume Castalino a fondé sa web adgency, Pepperway, en 2009, avec 5 autres collègues. Après six mois de conception d’un outil de création de site Web convivial et ergonomique, la jeune société est partie à l’assaut du marché des TPE-PME désireuses d’être présentes sur Internet.

Louis Montagne, quant à lui, a quitté son poste de Directeur technique pour créer en 2004 sa société d’infogérance et d’hébergement avec un associé. Bearstech, qui compte aujourd’hui 22 collaborateurs, a une clientèle composée principalement de grands comptes et d’associations. La société accompagne également de jeunes entrepreneurs prometteurs.

S’installer en SCOP : un choix délibéré

Echaudés par les reprises à répétition de leur société, le F.A.I. Alice, d’abord par Tiscali, puis par Free, Guillaume Castalino et ses ex-collègues, devenus associés, ont décidé de se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise. Ils ont investi la prime de départ qu’ils ont reçue lors du dernier plan social dans la création de leur propre structure. « Nous étions lassés des rachats à répétition motivés uniquement par la recherche d’une rentabilité à court terme », explique le dirigeant. « Nous voulions créer une structure pilotée par les salariés, avec une vision à plus long terme. »

Pour Louis Montagne, le statut de SCOP est particulièrement intéressant pour un entrepreneur qui crée une entreprise pour la première fois. « D’abord, ce statut vous impose d’avoir au minimum un associé : vous n’êtes donc pas isolé et avez quelqu’un avec qui confronter vos idées. Autre avantage non négligeable, le dirigeant d’une SCOP bénéficie du statut de salarié, avec les garanties que cela représente, notamment le fait de cotiser aux Assedics. »

Le statut de SCOP a également un impact direct sur le modèle de gestion de la société. « Nos salariés sont des experts capables de considérer l’intérêt global de l’entreprise et bénéficiant d’une indépendance importante», explique Louis Montagne. Cette indépendance se traduit notamment par la pratique du télétravail, qui concerne 50% des effectifs, et une certaine flexibilité dans l’organisation de la journée de travail du salarié.
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Mar 05 2010

Wikiloan, réseau social de prêt en peer-to-peer

Le monde de la finance va t-il être ébranlé par de nouveaux modèles économiques issus du phénomène coopératif, comme l’ont été avant lui les secteurs de la musique, du cinéma, de la presse, etc. ? Les plates-formes de prêts de particulier à particulier se multiplient en tout cas.
Le dernier en date : WikiLoan, joue la carte du réseau social. A la Twitter, vous pouvez publiez des messages de statuts, “suivre” des contacts et en être suivi. Mais la raison d’être du site, c’est de prêter et d’emprunter entre particuliers. Vous pouvez solliciter un prêt ou au contraire avancer de l’argent dans différentes catégories : rachats de crédits, éducation, amélioration de l’habitat, événement, etc. L’emprunteur et le prêteur conviennent librement du taux et des modalités de remboursement. Le site, quant à lui, se rémunère par différents types de commissions (frais de dossiers, pourcentage sur les montants prêtés).
Au mois d’avril, WikiLoan va proposer une nouvelle offre : la distribution de cartes de téléphones prépayés et autres cartes permettant de payer de menus achats. Elles seront disponibles à terme auprès d’environ 20 000 petits commerces locaux et visent une clientèle de personnes exclues du système bancaire traditionnel…soit 28 millions de personnes aux Etats-Unis.
WikiLoan s’établit ainsi progressivement comme un réseau social bancaire click-and-mortar, comptant sur la viralité pour étendre son offre.

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Dec 29 2009

Le sens du mot “ouvert” selon Google

Une traduction du billet de blog “The meaning of open” de Jonathan Rosenberg, Senior Vice President, Product Management, Google.

La semaine dernière j’ai envoyé un courriel aux Googlers[1] sur le sens du mot «ouvert» en ce qui concerne l’Internet, Google et ses utilisateurs. Dans un esprit d’ouverture, j’ai pensé qu’il serait bon de partager ces réflexions au-delà des murs de notre entreprise.

 

Chez Google, nous pensons que les systèmes ouverts gagnent. Pour les consommateurs, ils amènent plus d’innovation, plus de valeur et plus de liberté de choix, et pour les entreprises un écosystème dynamique, rentable et concurrentiel. De nombreuses sociétés diraient à peu près la même chose car elles savent que se déclarer « ouvertes » est une posture à la fois bonne pour leur marque et totalement dénuée de risque. Après tout, dans notre industrie, il n’existe pas de définition claire de ce que signifie réellement être ouvert. Il s’agit d’un terme digne de l’effet Rashomon : hautement subjectif et extrêmement important.

 

Le sujet de l’ouverture semble revenir souvent chez Google ces temps-ci. J’ai participé à plusieurs réunions où nous discutions au sujet d’un produit et où quelqu’un est intervenu pour dire que nous devrions être plus ouverts. S’en sont suivis des débats qui ont révélé que si presque tout le monde dans la salle était convaincu des bienfaits de l’ouverture, nous n’étions pas nécessairement d’accord sur ce que cela voulait dire en pratique.

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Dec 20 2009

1er avril en décembre : une “contribution” de 1 euro sur les abonnements à Internet pour la musique ?

Alors que le gouvernement n’a pas retenu la piste de la license globale pour que les artistes et ayant-droits dans le domaine de l’art trouvent de nouvelles sources de revenus, au profit d’un modèle répressif avec Hadopi, voici que la Sacem et l’Adami sortent de leur chapeau une nouvelle idée : mettre en place une contribution d’un euro sur les abonnements Internet.

Dans cette hypothèse, les internautes français se retrouveraient dans une situation dans laquelle ils ne bénéficieraient pas des avantages de la license globale (le droit de télécharger et d’échanger de la musique en peer-to-peer) tout en subissant son inconvénient : un prélèvement sur les abonnements internet.

Le rapport Zelnik, devant apporter de nouvelles pistes maintenant qu’Hadopi est acté, pour équilibrer rémunération de la filière musicale (et artistique) et diffusion de la culture sur Internet, devra, entre autres, se prononcer sur la question.

Espérons que le retard pris par ce rapport sera mis à profit pour battre en brèche ce genre de propositions ubuesques et arriver avec de vraies idées créatives.

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Jun 02 2008

Contenu et lien social : les deux piliers de l’entreprise 2.0

Dans ma chronique de juin sur Envie d’entreprendre, j’étudie les relations entre le contenu et le lien social. Dans leur adoption des démarches et outils “2.0″, quelle dimension les entreprises doivent-elles privilégier ? Quelle place laisser au contenu dans une stratégie de “Facebook d’entreprise” dont je décrivais dans un précédent billet tout l’intérêt ?

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