La co-habitation a commencé !

Non, vous n’avez pas manqué un épisode de la vie politique. Le Président de la République ne vient pas (encore) de dissoudre l’Assemblée Nationale. Car c’est ici de la co-habitation (avec un tiret) que nous allons parler !

Ce concept a été présenté lors de la dernière édition de OuiShareFest, du 4 au 7 mai 2014, à Paris.

De quoi s’agit-il ? De deux notions précisément : le co-living et le co-housing (encore des anglicismes !)

Les joies du coliving ! Creative commons CC NC BY rr0cketqueen

 

 

 

 

Le co-living ou la co-habitation

C’est Chelsea RUSTRUM (@chelsearustrum) qui a présenté le concept de co-living devant l’assemblée de OuiShareFest. Le co-living s’inspire fortement du co-working. Il s’agit de personnes qui partagent des valeurs et des intérêts communs et qui décident d’aller plus loin en partageant un logement et ses ressources… ainsi que les responsabilités quotidiennes qui vont avec !

Cette tendance se développe fortement un peu partout dans le monde, comme on peut le voir sur la carte proposée par le site coliving.org.

Les adeptes du coliving apprécient l’ambiance familiale qui imprègne ce type d’habitation, les événements qui y sont organisés (tels que des repas en commun) et la flexibilité qu’il offre en permettant aux globe-trotteurs de parcourir le monde.

Le co-housing ou le co-logement

Le co-housing va encore plus loin, comme l’a expliqué Esra TAT (@EsraDT). Cette-fois, il s’agit de concevoir le logement en amont dans une optique de partage. Typiquement, il s’agit de construire des bâtiments ayant une vocation collective, avec certaines parties privées et d’autres partagées. Si le concept est remis au goût du jour à l’heure de l’économie du partage, il n’est pas réellement nouveau. On peut en repérer des prémisses avec les logements sociaux bâtis par exemple sous l’égide de la fondation Rothschild, dès le début du XXème siècle.

Bâtiment édifié par la fondation Rothschild à Paris

Bâtiment édifié par la fondation Rothschild à Paris

Aujourd’hui, le cohousing est remis au goût du jour, car il s’agit d’un mode de logement économique et… écologique. Les bâtiments de ce type sont désormais construits en essayant d’être à “énergie positive” ou tout du moins les moins gourmands possible en énergie.

Article rédigé avec la participation de Sandra Daems de Smartwords.

Un wiki en B2B ? Le cas cherclient.com

cherclient.com, wiki de la relation client

Wiki de la relation client

Alors que la première semaine de l’économie collaborative bat son plein, il nous est apparu opportun de faire le point sur une initiative lancée il y a déjà 7 ans avec l’aide de Coopératique, et qui est plus que jamais d’actualité.

En 2007, donc, la société Teletech International décidait de lancer le premier wiki de la relation client, cherclient.com. Ce projet était riche en originalités :

  • c’était l’un des premiers, sinon le premier, wiki 100% B2B ;
  • il était ouvert aux contributions de professionnels de la relation client, pas forcément au fait des outils collaboratifs, à l’époque ;
  • il était animé par Teletech, mais la société avait fait le choix de rester en retrait, pour laisser toute la lumière sur les membres du wiki.

Ce faisant, Teletech était à la fois pionnier dans l’ère des wikis, mais également précurseur dans ce que l’on appellerait plus tard le “marketing de contenu”.

La présentation suivante revient en détails sur l’originalité de la démarche :

Avez-vous connaissance, aujourd’hui, d’autres communautés professionnelles intéressantes animées sur un wiki ? Si oui, n’hésitez pas à nous en faire par en commentaire !

 

Les 7 visages du robot dans l’imaginaire

Cap Digital - Séminaire

Cap Digital, le pôle de compétitivité dédié aux contenus et au numérique, a organisé mardi 25 février 2014, à Paris, un passionnant séminaire de recherche sur le thème de la “gouvernance des robots”. Ce séminaire réunissait, sous la forme d’une table ronde, d’éminents enseignants chercheurs en philosophie, sociologie, droit, ingénierie, etc. (Liste complète des intervenants). Ce séminaire présentait la particularité d’être ouvert au public. Or, sans promotion particulière, plus de 60 personnes se sont rassemblées pour écouter ces échanges à la fois de très haut niveau, et très accessibles. La salle n’a pas manqué d’interpeller les intervenants lors de séances de questions-réponses faisant avancer les débats. Vous trouverez ci-dessous une carte mentale de synthèse de la présentation de Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à Paris IV-Sorbonne et auteur, notamment, de l’homme simplifié et de Demain les post-humains. Il a offert un panorama passionnant de la signification du robot dans l’imaginaire, panorama que nous avons représenté sous la forme d’une classification en 7 grandes catégories.

Quand le financement participatif veut libérer Frédéric Chopin

Frédéric Chopin by Eugène Delacroix, Musée du Louvre

Portrait de Frédéric Chopin par Eugène Delacroix, Musée du Louvre

Musopen est une organisation à but non lucratif qui s’est fixée pour mission de mettre à disposition des contenus musicaux libres de droits : enregistrements, partitions et manuels de musique. En 2010, elle avait réuni 68 359 $ (soit largement plus que les 11 000 $ qu’elle avait demandés) sur Kickstarter pour embaucher un orchestre international réputé  : ce faisant, Musopen a enregistré et libéré les droits de symphonies de Beethoven, Brahms, Sibelius et Tchaikovsky.

Aujourd’hui, Musopen s’est lancée un bien plus vaste défi : enregistrer et rendre publiques gratuitement (de manière libre de droit) les oeuvres complètes de Frédéric Chopin.

Quelques explications s’imposent. Certes, cela fait 164 ans que Chopin est mort. Sa musique est donc dans le domaine public depuis bien longtemps. Toutefois, comme l’explique Musopen, la plupart des gens continuent à la consommer comme si elle était toujours soumise à des droits d’auteur : sous la forme de CD, sur iTunes ou via des vidéos YouTube (dont nombreuses sont celles qui font l’objet de copyrights).

La nouvelle campagne de levée de fonds a pour but de recruter des interprètes de talent pour enregistrer la totalité des 245 oeuvres de Chopin, puis de les mettre à la disposition du public de manière libre, sous la forme de vidéos en haute définition et de fichiers audios de très bonne qualité (échantillonnés en 24 bits à 192kHz).

Pour y parvenir, Musopen a besoin de recueillir $75 000. A ce jour, elle a déjà réuni 71 384 $. Autant dire que le pari est en passe d’être gagné, puisque la campagne court jusqu’au 20 octobre 2013. Mais il n’est jamais trop tart pour bien faire : découvrez le projet sur la page Kickstarter “set Chopin free”.

Mise à jour du 18 novembre 2013

La campagne est terminée. Elle a permis de lever 92 452 $, soit 17 452 $ de plus que ce qui était demandé !

Twitlistmanager : un outil pour gérer ses listes Twitter

Les listes sont probablement une des fonctionnalités les moins connues ou les moins utilisées par les twittos. Elles permettent de catégoriser des personnes (que l’on suit ou pas).

Cela se présente de la façon suivante :

Exemple de listes Twitter

Exemple de listes Twitter

Un outil gratuit repéré sur The undercover recruiter simplifie la gestion de ses listes : Twitlistmanager. Il offre en effet une vision synoptique de l’ensemble de ses listes et permet d’y ranger (ou d’en ôter) les personnes que l’on suit en cochant des cases :

Twitlistmanager

Twitlistmanager

Une idée simple mais encore fallait-il y penser !

Un site malin pour les amoureux de musique : Whyd

Whyd, the place for music lovers

Whyd

Mercredi 9 juillet, nous avons eu le plaisir d’assister à la première table ronde de la conférence “Les start-ups réinventent-elles l’industrie musicale ?”, organisée par Whojamlive et Polyphony à l’ESCP-EAP. Dans ce billet, nous revenons sur la présentation du service Whyd par son fondateur, Gilles Poupardin.

Gilles Poupardin est ce qu’il est convenu d’appeler un serial entrepreneur, avec plusieurs start-ups à son palmarès dans le domaine de la culture et de la mobilité. Il est aussi connu sur la scène parisienne de l’entrepreneuriat pour être le co-créateur des Aperoentrepreneurs.

Sa nouvelle inititative, Whyd, est très maline. Tout d’abord, elle réjouira les music lovers, comme aime à les appeler Gilles Poupardin. Whyd part du principe suivant : aujourd’hui, les sources pour découvrir et partager de la musique sur le Web sont fragmentées. Entre Deezer (qui était également représentée à la conférence en la personne de son PDG France, Simon Baldeyrou), YouTube, Soundcloud, et j’en passe, les passionnés n’ont que l’embarras du choix pour découvrir le nouveau son qui va les faire vibrer. D’un autre côté, les outils de partage (Twitter, Facebook et consort) ne sont pas adaptés à la musique : sitôt écouté, le titre que l’on y découvre plonge dans les limbes du flux, sans qu’il soit aisé de le retrouver.

Face à ce constat, Whyd se présente comme the place to be for music lovers (Gilles Poupardin ne rechigne pas à parler anglais : la moitié des abonnés de Whyd sont déjà hors de France, moins d’un an après son lancement). L’idée est de pouvoir collectionner, caractériser par des tags, classer ses titres et albums préférés (“curer” un contenu musical, pour reprendre ce néologisme du Web social) en un endroit unique, quel que soit leur source. Sur Whyd, on peut créer des playlists associant indifféremment des sources issues de YouTube, Soundcloud et les autres, en faire un flux (“stream”) et l’écouter directement sur la plate-forme. Le partage de la musique est aussi simplifié : pour savoir ce qu’aiment vos amis en termes de musique, il suffit de se connecter sur leur profil Whyd, et l’ensemble des pépites musicales qu’ils ont découvertes vous sont accessibles.

Ce service, actuellement encore en beta sur invitation, est malin pour les utilisateurs, car il est très pratique. Mais il est aussi malin d’un point de vue économique, puisque Whyd n’a pas eu à négocier quoi que ce soit avec des maisons de disque ou des ayants droits : il ne fait que consolider des sources stockées par des services tiers, en utilisant les API qu’ils mettent à disposition !

Gilles Poupardin ne s’attarde pas sur la description de son modèle économique. A ce stade, son objectif est d’offrir un service de la meilleure qualité possible, qui attire une vaste audience de réels passionnés de la musique, dont une grande part du budget loisir est consacré à cette passion. Son pari : de la présence d’un grand nombre de passionnés ayant un pouvoir d’achat naîtra une audience susceptible d’intéresser des partenaires, et donc monétisable.

Whyd est une idée qui séduit par sa simplicité. Elle rend un vrai service aux passionnés de musique. Réussira t-il à attirer la masse critique d’utilisateurs nécessaire à son décollage ? Rendez-vous dans quelques mois pour le savoir !

La dataviz : du concret pour les entreprises

Livre blanc dataviz réalisé par Smartwords pour SAS et l'EBG

Livre blanc Dataviz

Datavisualisation : le terme est à la mode. Comme Big data. Mais au-delà des mots, est-ce que ces concepts correspondent à des réalités concrètes ? Le dernier livre blanc réalisé par Smartwords pour l’Electronic Business Group (EBG) et SAS France permet de répondre par l’affirmative. Pas moins de trente entreprises ont témoigné sur des projets et des réalisations bien réels de data visualization. Tous les secteurs sont représentés : biens de consommation grand public (L’Oréal, Ubisoft), services aux entreprises (Accenture) , industrie (Ingenico, Philips, Schlumberger…), médias (BFM Business, France Télévisions, Prisma Media…), pour n’en citer que quelques uns. On découvre notamment dans le livre comment la dataviz permet de tirer tout le parti de l’analyse des données (analytics), par exemple à des fins de reporting. Mieux encore, la datavisualisation est un formidable outil d’exploration des données, pour découvrir des phénomènes qui passeraient inaperçus autrement.

Le livre blanc est en téléchargement sur les sites des partenaires : SAS France et EBG.

NETVA : ouvre les portes des Etats-Unis aux jeunes entreprises françaises

Netva - New-England Technology Venture Accelerator

Netva

La 4eme édition du concours Netva, lancée depuis le 7 février, est proposée aux jeunes start-up innovantes et technologiques françaises.
NETVA (New Technology Venture Accelerator), est un programme de formation et d’exposition sur le marché américain des jeunes entreprises innovantes. NETVA a reçu le premier prix «Recherche et Innovation» du concours des «Initiatives de l’Économie 2010». De plus ce programme est organisé par la Mission pour la Science et la Technologie de l’Ambassade de France aux Etats-Unis, en partenariat avec le réseau RETIS mais regroupe également des partenaires tels que Microsoft Bizspark, UBIFRANCE ou encore Oséo.

Les entreprises lauréates (une dizaine) auront l’opportunité d’être en immersion aux Etats-Unis, dans les deux écosystèmes les plus dynamiques du monde : la Silicon Valley (San Francisco) ainsi que le Massachusetts (Boston).
D’après Antoine Mynard, attaché pour la science et la technologie au Consulat de France à Boston « Les jeunes entreprises technologiques françaises sont très bien perçues aux États-Unis », il confie également le fait qu’ « Elles sont inventives, innovantes. En revanche, elles pêchent au niveau de la preuve du concept et de leur business plan.»
Le programme Netva propose aux entreprises sélectionnées un accompagnement intégralement personnalisé, cela a pour but de développer leur exposition sur le sol américain et de leur permettre d’accéder à des conseils et à une prise en charge totalement adaptés à leurs besoins. Les lauréat auront donc accès à plusieurs aides :

  • Un accompagnement réalisé par un mentor américain qui aide à créer une connexion en l’entreprise et l’écosystème,
  • Des formations et des séminaires permettant de mieux comprendre et d’optimiser les différentes stratégies d’implantation,
  • Une mise en relation avec des professionnels, contact avec les différents partenaires du programme, participation à des évènements de grande ampleur…

Ce concours, proposé par Netva, se présente donc comme étant un réel tremplin pour les start-ups technologiques françaises ayant
pour ambition de s’implanter durablement sur le sol américain.
Depuis la création du programme, plus d’une centaine de rencontres entre les start-ups et des industriels locaux ont été organisé, de nombreux partenariats ont donc vu le jour et de temps en temps avec des organisations de prestige telles que Harvard ou IBM. Netva met à disposition sur la page Facebook du concours le bilan de l’édition 2012 : Bilan NETVA 2012.

Comment participer au concours Netva 2013 ?

Le concours est ouvert à toutes les start-ups technologiques ayant une forte capacité d’innovation et se trouvant en phase de lancement ou de développement. Les inscriptions sont ouvertes du 7 février au 7 avril 2013 en allant sur le site : NETVA.

Le jury, qui est composé de professionnels du développement international d’entreprises mais également d’experts français et américains dans l’accompagnement, se réunira durant le mois de Mai afin de sélectionner les futurs candidats pour l’édition 2013.

En 2013, pourquoi pas vous ?

“La réforme de la connaissance et de la pensée est un préliminaire, nécessaire et non suffisant, à toute régénération et rénovation politique.”

Edgard Morin

Edgard Morin

“Notre enseignement qui nous fournit de si multiples connaissances n’enseigne en rien sur les problèmes fondamentaux de la connaissance qui sont les risques d’erreur et d’illusion, et il n’enseigne nullement les conditions d’une connaissance pertinente, qui est de pouvoir affronter la complexité des réalités.”

Lire la tribune complète d’Edgar Morin dans le Monde.

 

 

Qu’est-ce qui est le plus contagieux ? La générosité ou la cupidité ?

generous

Creative commons : Enokson

Si l’on en croit une étude menée par des chercheurs de l’Université de Harvard, on répond davantage à la cupidité par la cupidité, ou à l’injustice par l’injustice, qu’à la générosité par la générosité.

Concrètement, comme expliqué en détails dans un article du Medical News Today article, les chercheurs ont soumis des individus à une série de 5 expériences mettant en jeu de l’argent, et à d’autres en rapport avec le travail. Dans les deux cas, le résultat était le même : des individus soumis à une injustice avaient plus tendance à répéter cette injustice auprès d’autres personnes, que les individus soumis à des conditions ou des actes généreux n’avaient tendance à répercuter cette générosité.

Toutefois, on notera deux biais assez évidents dans les expériences, telles que décrites dans le journal scientifique. Tout d’abord, après avoir soumis leurs cobayes à un stimulus positif, neutre ou négatif (générosité, égalité ou cupidité), les chercheurs les soumettent à exactement la même situation, ou leur demandent d’effectuer exactement le même type de tâche ; deuxièmement, les individus exposés se voient demander d’agir à leur tour immédiatement après qu’ils ont reçu le stimulus en question.

Autrement dit, l’étude ne donne aucune indication sur l’impact à moyen ou long terme de la générosité, de l’égalité de traitement ou de la cupidité sur les personnes. Elle ne renseigne pas non plus sur l’impact sur l’état d’esprit général des individus soumis à tel ou tel traitement, dans d’autres situations de la vie, qui ne sont pas strictement identiques.

Donc, on peut rester optimiste pour 2013 !