Periscope : 10 usages pratiques ou cocasses repérés sur l’appli

Logo PeriscopePeriscope est l’application rachetée par Twitter permettant à tout un chacun de filmer et retransmettre en direct. Les spectateurs peuvent laisser des commentaires live, créant une interaction avec le “Pericasteur”.

Voici 10 usages, sans ordre particulier, que nous avons repérés au cours de nos pérégrinations. En avez-vous vu d’autres particulièrement innovants ou amusants ?

1. Convivialité

  • Dans un café en Italie, un samedi matin, un groupe d’amis discute et plaisante bruyamment, avant d’entonner une chanson endiablée sous les « cœurs » des spectateurs.
Periscope hearts

Periscope hearts

  • Un groupe d’amis en train de dîner filme sa table et ses chansons.

2. « Marchez avec moi »

  • Des personnes marchent dans la rue ou dans un mall, tout simplement, en filmant ce qu’elles voient, et en interagissant avec les spectateurs laissant des commentaires. Pour notre part, nous avons fait une sympathique promenade à Washington, DC.
Periscope walk

Periscope walk

  • Variante : roulez avec moi (un homme au volant)

3. Ados qui s’ennuient

Un ou plusieurs ados lancent un appel à la cantonade : “Venez parler !”

4. Visite touristique

Une personne nous a fait visiter virtuellement Central Park. Elle était très pro : son discours documenté était digne d’un guide.

5. Transmission d’événement en direct

6. Transmission d’un événement de vie

Nous avons vu la transmission d’une cérémonie de mariage et d’un enterrement.

7. Exhibitionnisme soft

Deux jeunes filles en petite tenue.

A notre grande surprise, nous n’avons pas repéré de pericast érotique. Peut-être avons nous mal ou pas assez cherché.

8. Discours thématique

Par exemple, les pericasts de Benoit Descary et Pierre-Philippe Cormeraie à propos de … Periscope.

Pericast de Benoît Descary

Pericast de Benoît Descary

8. Contemplation du monde

Nous avons vu un coucher de soleil sur le champ de Mars péricasté par Natalia Robles.

Periscope sunset

Periscope sunset

9. Retransmission de la télé

Une personne qui péricastait une série sur son téléviseur.

10. Jeu

Une personne nous a proposé un jeu amusant : elle nous a montré un objet bizarre en nous demandant ce que c’était. (En l’occurrence, un objet pour nourrir son chien.)

Et vous, avez-vous repéré des types d’usage ne figurant pas dans cette liste ? Avez-vous vous-même utilisé Periscope d’une manière innovante ? Dites-le nous en commentaire !

 

 

 

La dataviz en 5 questions

La captation vidéo de la Matinale organisée le 26 mars 2015 par la technopole Rennes Atalante sur le sujet de la datavisualisation (ou “dataviz”) est désormais en ligne ! Suite à la conférence, au cours de laquelle nous avons pu intervenir aux côtés de Thomas Busson, co-fondateur d’Atelier Iceberg, et Arnaud Legrand, PDG d’Energiency, une interview a été réalisée sous la forme de cinq brèves questions.

En 2 minutes 13 montre en main, familiarisez-vous avec le concept de dataviz. Et pour les plus curieux, n’hésitez pas à consulter nos billets sur le sujet, ou encore à télécharger l’ouvrage de Smartwords !


Interview de Jérôme Delacroix, fondateur de… par Rennes_Atalante

La dataviz au service de l’intelligence énergétique

La datavisualisation (ou “dataviz”) trouve des usages très concrets dans le domaine industriel. Exemple dans le domaine de la gestion de l’énergie.

Arnaud Legrand, Energiency

Arnaud Legrand, Energiency

Lors de la dernière Matinale de la Technopole Rennes Atalante, nous avons eu le plaisir d’intervenir aux côtés d’Arnaud Legrand, cofondateur d’Energiency. Il nous a expliqué comment sa société aide les industriels à maîtriser leur consommation énergétique, en utilisant les mégadonnées (big data) et la dataviz. Pour Coopératique, il a accepté de répondre à quelques questions.

Coopératique : qu’est-ce qui est possible pour les utilisateurs d’Energiency grâce à la dataviz, qui aurait été impensable ou très compliqué auparavant ?

Arnaud Legrand : Les industriels peuvent aujourd’hui accéder rapidement à la consommation d’énergie de leurs machine sans être des spécialistes de l’informatique. Au delà de notre technologie big data pour fournir de l’agilité sur des données qui sont très hétérogènes (compteurs d’énergie, ordres de fabrication de produits, rapports de maintenance des machines, etc), notre technologie unique au monde va jusqu’à diagnostiquer la performance en temps réel et prescrire des plans d’actions automatisés selon le contexte de l’usine.

Coopératique : comment le big data et la dataviz permettent à vos clients de prendre de meilleures décisions ?

Arnaud Legrand : Il faut bien comprendre ce qu’est un atelier industriel : un environnement complexe, avec beaucoup de machines, des contraintes de qualité et de sécurité, un planning à flux tendu, des équipes très occupées, etc. C’est certainement le dernier endroit pour se poser sereinement devant un ordinateur et faire des calculs sur Excel. L’opérateur est avant tout orienté vers l’action et la prise de décision, il lui faut donc visualiser très clairement le contexte dans lequel il interviendra pour décider vite et bien. Nos algorithmes et nos interfaces de data visualisation automatisent et fluidifient ce travail de traitement de données pour proposer la bonne action à réaliser à la bonne personne sur le bon périmètre et dans la bonne unité.

Coopératique : vous êtes pionnier dans la combinaison de dataviz et de réalité augmentée. Qu’est-ce que ça apporte aux utilisateurs ?

Arnaud Legrand : Nous venons en effet de sortir au CFIA 2015 la première application de réalité augmentée dédiée au management de l’énergie, qui permet à un opérateur dans un atelier de visualiser directement la consommation d’une machine en la regardant grâce à des lunettes connectées. C’est en effet beaucoup plus confortable pour un opérateur de rester à son poste et de travailler avec de la data visualisation en mode mains libres, plutôt que de faire des aller-retour vers la salle de contrôle pour prendre des décisions.

Retrouvez ci-dessous une démonstration en vidéo de la solution d’Energiency combinant dataviz et réalité augmentée.

 

Ce que les entreprises peuvent apprendre de l’open source

Repensez votre management selon des principes inspirés par l’open source. Faites en sorte que vos collaborateurs travaillent avec passion, chez eux s’ils le souhaitent. Laissez-les être force de propositions, s’organiser à plusieurs grâce à Internet…, se tromper et chercher des solutions.

 

En 2005, Paul Graham (@paulg sur Twitter), inventeur high tech, auteur et entrepreneur, a donné un discours qui a marqué les mémoires lors de la conférence OSCON d’O’Reilly: “What business can learn from open source”. Presque 10 ans plus tard, ce discours est toujours aussi d’actualité.

Coopératique a créé un résumé du discours sous forme de carte mentale. Vous pouvez la télécharger en cliquant sur l’image ci-dessous.

What business can learn from open source

Pour plus d’informations :

L’enregistrement sonore du discours

Le texte intégral du discours

La co-habitation a commencé !

L’économie collaborative constitue une organisation sociétale en pleine expansion et rassemble plusieurs visions innovantes, telles que le co-living et le co-housing.

Non, vous n’avez pas manqué un épisode de la vie politique. Le Président de la République ne vient pas (encore) de dissoudre l’Assemblée Nationale. Car c’est ici de la co-habitation (avec un tiret) que nous allons parler !

Ce concept a été présenté lors de la dernière édition de OuiShareFest, du 4 au 7 mai 2014, à Paris.

De quoi s’agit-il ? De deux notions précisément : le co-living et le co-housing (encore des anglicismes !)

Les joies du coliving ! Creative commons CC NC BY rr0cketqueen

 

 

 

 

Le co-living ou la co-habitation

C’est Chelsea RUSTRUM (@chelsearustrum) qui a présenté le concept de co-living devant l’assemblée de OuiShareFest. Le co-living s’inspire fortement du co-working. Il s’agit de personnes qui partagent des valeurs et des intérêts communs et qui décident d’aller plus loin en partageant un logement et ses ressources… ainsi que les responsabilités quotidiennes qui vont avec !

Cette tendance se développe fortement un peu partout dans le monde, comme on peut le voir sur la carte proposée par le site coliving.org.

Les adeptes du coliving apprécient l’ambiance familiale qui imprègne ce type d’habitation, les événements qui y sont organisés (tels que des repas en commun) et la flexibilité qu’il offre en permettant aux globe-trotteurs de parcourir le monde.

Le co-housing ou le co-logement

Le co-housing va encore plus loin, comme l’a expliqué Esra TAT (@EsraDT). Cette-fois, il s’agit de concevoir le logement en amont dans une optique de partage. Typiquement, il s’agit de construire des bâtiments ayant une vocation collective, avec certaines parties privées et d’autres partagées. Si le concept est remis au goût du jour à l’heure de l’économie du partage, il n’est pas réellement nouveau. On peut en repérer des prémisses avec les logements sociaux bâtis par exemple sous l’égide de la fondation Rothschild, dès le début du XXème siècle.

Bâtiment édifié par la fondation Rothschild à Paris

Bâtiment édifié par la fondation Rothschild à Paris

Aujourd’hui, le cohousing est remis au goût du jour, car il s’agit d’un mode de logement économique et… écologique. Les bâtiments de ce type sont désormais construits en essayant d’être à “énergie positive” ou tout du moins les moins gourmands possible en énergie.

Article rédigé avec la participation de Sandra Daems de Smartwords.

Un wiki en B2B ? Le cas cherclient.com

cherclient.com, wiki de la relation client

Wiki de la relation client

Alors que la première semaine de l’économie collaborative bat son plein, il nous est apparu opportun de faire le point sur une initiative lancée il y a déjà 7 ans avec l’aide de Coopératique, et qui est plus que jamais d’actualité.

En 2007, donc, la société Teletech International décidait de lancer le premier wiki de la relation client, cherclient.com. Ce projet était riche en originalités :

  • c’était l’un des premiers, sinon le premier, wiki 100% B2B ;
  • il était ouvert aux contributions de professionnels de la relation client, pas forcément au fait des outils collaboratifs, à l’époque ;
  • il était animé par Teletech, mais la société avait fait le choix de rester en retrait, pour laisser toute la lumière sur les membres du wiki.

Ce faisant, Teletech était à la fois pionnier dans l’ère des wikis, mais également précurseur dans ce que l’on appellerait plus tard le “marketing de contenu”.

La présentation suivante revient en détails sur l’originalité de la démarche :

Avez-vous connaissance, aujourd’hui, d’autres communautés professionnelles intéressantes animées sur un wiki ? Si oui, n’hésitez pas à nous en faire par en commentaire !

 

Les 7 visages du robot dans l’imaginaire

Cap Digital - Séminaire

Cap Digital, le pôle de compétitivité dédié aux contenus et au numérique, a organisé mardi 25 février 2014, à Paris, un passionnant séminaire de recherche sur le thème de la “gouvernance des robots”. Ce séminaire réunissait, sous la forme d’une table ronde, d’éminents enseignants chercheurs en philosophie, sociologie, droit, ingénierie, etc. (Liste complète des intervenants). Ce séminaire présentait la particularité d’être ouvert au public. Or, sans promotion particulière, plus de 60 personnes se sont rassemblées pour écouter ces échanges à la fois de très haut niveau, et très accessibles. La salle n’a pas manqué d’interpeller les intervenants lors de séances de questions-réponses faisant avancer les débats. Vous trouverez ci-dessous une carte mentale de synthèse de la présentation de Jean-Michel Besnier, professeur de philosophie à Paris IV-Sorbonne et auteur, notamment, de l’homme simplifié et de Demain les post-humains. Il a offert un panorama passionnant de la signification du robot dans l’imaginaire, panorama que nous avons représenté sous la forme d’une classification en 7 grandes catégories.

Quand le financement participatif veut libérer Frédéric Chopin

Frédéric Chopin by Eugène Delacroix, Musée du Louvre

Portrait de Frédéric Chopin par Eugène Delacroix, Musée du Louvre

Musopen est une organisation à but non lucratif qui s’est fixée pour mission de mettre à disposition des contenus musicaux libres de droits : enregistrements, partitions et manuels de musique. En 2010, elle avait réuni 68 359 $ (soit largement plus que les 11 000 $ qu’elle avait demandés) sur Kickstarter pour embaucher un orchestre international réputé  : ce faisant, Musopen a enregistré et libéré les droits de symphonies de Beethoven, Brahms, Sibelius et Tchaikovsky.

Aujourd’hui, Musopen s’est lancée un bien plus vaste défi : enregistrer et rendre publiques gratuitement (de manière libre de droit) les oeuvres complètes de Frédéric Chopin.

Quelques explications s’imposent. Certes, cela fait 164 ans que Chopin est mort. Sa musique est donc dans le domaine public depuis bien longtemps. Toutefois, comme l’explique Musopen, la plupart des gens continuent à la consommer comme si elle était toujours soumise à des droits d’auteur : sous la forme de CD, sur iTunes ou via des vidéos YouTube (dont nombreuses sont celles qui font l’objet de copyrights).

La nouvelle campagne de levée de fonds a pour but de recruter des interprètes de talent pour enregistrer la totalité des 245 oeuvres de Chopin, puis de les mettre à la disposition du public de manière libre, sous la forme de vidéos en haute définition et de fichiers audios de très bonne qualité (échantillonnés en 24 bits à 192kHz).

Pour y parvenir, Musopen a besoin de recueillir $75 000. A ce jour, elle a déjà réuni 71 384 $. Autant dire que le pari est en passe d’être gagné, puisque la campagne court jusqu’au 20 octobre 2013. Mais il n’est jamais trop tart pour bien faire : découvrez le projet sur la page Kickstarter “set Chopin free”.

Mise à jour du 18 novembre 2013

La campagne est terminée. Elle a permis de lever 92 452 $, soit 17 452 $ de plus que ce qui était demandé !

Twitlistmanager : un outil pour gérer ses listes Twitter

Les listes sont probablement une des fonctionnalités les moins connues ou les moins utilisées par les twittos. Elles permettent de catégoriser des personnes (que l’on suit ou pas).

Cela se présente de la façon suivante :

Exemple de listes Twitter

Exemple de listes Twitter

Un outil gratuit repéré sur The undercover recruiter simplifie la gestion de ses listes : Twitlistmanager. Il offre en effet une vision synoptique de l’ensemble de ses listes et permet d’y ranger (ou d’en ôter) les personnes que l’on suit en cochant des cases :

Twitlistmanager

Twitlistmanager

Une idée simple mais encore fallait-il y penser !

Un site malin pour les amoureux de musique : Whyd

Whyd, the place for music lovers

Whyd

Mercredi 9 juillet, nous avons eu le plaisir d’assister à la première table ronde de la conférence “Les start-ups réinventent-elles l’industrie musicale ?”, organisée par Whojamlive et Polyphony à l’ESCP-EAP. Dans ce billet, nous revenons sur la présentation du service Whyd par son fondateur, Gilles Poupardin.

Gilles Poupardin est ce qu’il est convenu d’appeler un serial entrepreneur, avec plusieurs start-ups à son palmarès dans le domaine de la culture et de la mobilité. Il est aussi connu sur la scène parisienne de l’entrepreneuriat pour être le co-créateur des Aperoentrepreneurs.

Sa nouvelle inititative, Whyd, est très maline. Tout d’abord, elle réjouira les music lovers, comme aime à les appeler Gilles Poupardin. Whyd part du principe suivant : aujourd’hui, les sources pour découvrir et partager de la musique sur le Web sont fragmentées. Entre Deezer (qui était également représentée à la conférence en la personne de son PDG France, Simon Baldeyrou), YouTube, Soundcloud, et j’en passe, les passionnés n’ont que l’embarras du choix pour découvrir le nouveau son qui va les faire vibrer. D’un autre côté, les outils de partage (Twitter, Facebook et consort) ne sont pas adaptés à la musique : sitôt écouté, le titre que l’on y découvre plonge dans les limbes du flux, sans qu’il soit aisé de le retrouver.

Face à ce constat, Whyd se présente comme the place to be for music lovers (Gilles Poupardin ne rechigne pas à parler anglais : la moitié des abonnés de Whyd sont déjà hors de France, moins d’un an après son lancement). L’idée est de pouvoir collectionner, caractériser par des tags, classer ses titres et albums préférés (“curer” un contenu musical, pour reprendre ce néologisme du Web social) en un endroit unique, quel que soit leur source. Sur Whyd, on peut créer des playlists associant indifféremment des sources issues de YouTube, Soundcloud et les autres, en faire un flux (“stream”) et l’écouter directement sur la plate-forme. Le partage de la musique est aussi simplifié : pour savoir ce qu’aiment vos amis en termes de musique, il suffit de se connecter sur leur profil Whyd, et l’ensemble des pépites musicales qu’ils ont découvertes vous sont accessibles.

Ce service, actuellement encore en beta sur invitation, est malin pour les utilisateurs, car il est très pratique. Mais il est aussi malin d’un point de vue économique, puisque Whyd n’a pas eu à négocier quoi que ce soit avec des maisons de disque ou des ayants droits : il ne fait que consolider des sources stockées par des services tiers, en utilisant les API qu’ils mettent à disposition !

Gilles Poupardin ne s’attarde pas sur la description de son modèle économique. A ce stade, son objectif est d’offrir un service de la meilleure qualité possible, qui attire une vaste audience de réels passionnés de la musique, dont une grande part du budget loisir est consacré à cette passion. Son pari : de la présence d’un grand nombre de passionnés ayant un pouvoir d’achat naîtra une audience susceptible d’intéresser des partenaires, et donc monétisable.

Whyd est une idée qui séduit par sa simplicité. Elle rend un vrai service aux passionnés de musique. Réussira t-il à attirer la masse critique d’utilisateurs nécessaire à son décollage ? Rendez-vous dans quelques mois pour le savoir !