Jul
13
2009
En faisant des recherches sur l’intelligence artificielle, je suis tombé, par sérendipité, sur l’expression “technologies intellectuelles”, reprise par Nicholas Carr dans un récent article. Nicholas Carr indique que l’expression a été utilisée par le sociologue Daniel Bell pour désigner les outils que nous avons inventés pour augmenter nos capacités mentales. Parmi ces technologies viennent à l’esprit la lecture et son corollaire l’écriture, mais aussi le calcul. Des démarches comportementales visant à augmenter l’efficacité personnelle comme les techniques d’organisation, de communication ou d’interaction dans des groupes en sont, à mon avis, d’autres exemples.
Sans entrer dans la distinction entre technologie et technique, on conçoit que ces pratiques doivent être apprises, peuvent devenir comme une “seconde nature”, mais ne sont pas instinctives. Elles ne sont pas inscrites naturellement dans notre développement cognitif, comme le langage. Nous ne sommes pas conçus génétiquement pour lire, compter, gérer le temps ou interagir de manière optimale dans des groupes.
Pourtant, si l’on prend l’exemple de l’écriture et de la lecture, on est fasciné par le fait que ces apprentissages deviennent si intimement liés à nous que nous les pratiquons comme naturellement.
Des technologies visant à augmenter l’efficacité comportementale, et pas seulement intellectuelle, ne pourraient-elles pas être aussi utilement enseignées, comme faisant partie de l’ABC de l’être humain en devenir, au même titre que la lecture et le calcul ?
Je pense qu’elles devraient faire partie de l’enseignement de base proposé à tous. L’étude d’ouvrages comme “Getting things done” (David Allen), The Evolution of cooperation (Robert Axelrod) ou How to win friends and influence people (Dale Carnegie) , seraient à mon avis au moins aussi profitable aux jeunes en formation que l’étude des racines carrées ou de la triangularisation des matrices…
Mar
27
2008
Avec cette présentation que j’avais faite auprès de l’ACSEL (Association pour le Commerce et les Services En Ligne) et du GFII (Groupement Français de l’Industrie de l’Information), j’inaugure mon compte slideshare, un service génial.
Sep
15
2007
Pour préparer ma prochaine intervention au Mastère MSTM de l’Ecole Centrale, j’ai décidé de me pencher sur le texte fondateur de Tim O’Reilly “What Is Web 2.0″, brillamment traduit en français sur le site d’Eutech Developpement.
Aujourd’hui, je vais m’intéresser à l’une des dimensions du Web 2.0 décrites par O’Reilly : le Web comme plate-forme. Qu’est-ce que cela veut dire, au juste ?
Au sens informatique du terme, je retiendrais deux définitions d’une plate-forme :
“Combinaison d’un type d’ordinateur (matériel, hardware) et d’un système d’exploitation (logiciel, software)” permettant à des applications de fonctionner (Wordnet)
“infrastructure permettant le fonctionnement de logiciels” (Whatis)
C’est ainsi qu’on parlera par exemple d’un “logiciel tournant sur plate-forme Windows.” En ce sens, le Web 2.0 peut être vu comme une plate-forme, « sur laquelle on exécute » des applications.
Ces applications peuvent être de différents types :
Messageries : Gmail, Yahoo ! Mail
Cartographie : Google Maps
Bureautique : Google (encore) Apps, suite Zoho
Applications pour les entreprises : Zoho CRM
etc.
Un autre exemple intéressant est celui des systèmes d’exploitation virtuels, ou WebOS. L’idée est de rendre disponible un espace de travail tel que celui que l’on retrouve sur son ordinateur personnel (bureau) sur le Web. On peut citer par exemple Exoplatform ou, plus récemment, mybooo.
La nouveauté, c’est que le Web devient le lieu où l’on peut utiliser de véritables “logiciels”, sans rien installer sur son ordinateur. Ce n’est plus seulement un espace d’information ou de communication.
Et vous, comment interprétez-vous l’expression “le Web comme plate-forme” ?
Jan
10
2007
Demain aura lieu sur le campus de HEC l’édition annuelle du Forum HOPE (HEC Orientation Professions Echanges), session de rencontre entre les étudiants de 1ère année et des diplômés. Je représenterai le Groupement HEC Multimédia et Systèmes d’Information. Voici quelques un des points que je développerai. Si vous avez des idées sur certaines de ces questions, n’hésitez pas à m’en faire part et échangeons dessus. Si j’arrive (avec mes collègues qui seront présents avec moi) à susciter suffisamment l’intérêt des étudiants, je partagerai avec vous leurs interrogations et leurs remarques.
Quelques chiffres clés du secteur
Deux retiennent mon attention, sur le secteur du coopératif :
D’après Gartner Group, les wikis devraient être un outil de coopération massivement utilisé dans au moins la moitié des entreprises d’ici 2009. Voir l’article de Business Week.
Le marché mondial de la Web conférence et des logiciels collaboratifs représentera 1 153,4 millions $ en 2008 contre 810,8 millions $ en 2006, toujours d’après Gartner. Voir le tableau d’indicateurs du Journal du Net.
Un métier d’avenir ?
Comme métier d’avenir, je vois celui de marketeur social : en première acception, quelqu’un qui serait capable d’intégrer les logiques des réseaux sociaux dans le marketing d’une société, comme le font déjà les maisons de disque en étant présentes sur MySpace ; en deuxième acception, quelqu’un qui serait capable de bien comprendre les dynamiques sociales et les intégrer au marketing de l’entreprise (répartition seniors / jeunes, évolution des structures familiales, nouveaux réseaux interpersonnels, qu’ils soient amicaux ou professionnels…)
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Sep
17
2006
J’ai donné à nouveau cette année une formation sur les démarches et technologies de la coopération au Mastère Technologie et Management de l’Ecole Centrale Paris. Les transparents de la première et de la deuxième séance sont en libre téléchargement. Merci à mes étudiants pour leur attention et leurs remarques. Certains d’entre eux ont souligné que de grands éditeurs de logiciels (tels Microsoft) incluaient de plus en plus de fonctions collaboratives dans leurs produits. Ils ont mis en avant que, ce-faisant, les démarches collaboratives allaient entrer de plus en plus dans les grands groupes. Avec humour, Continue Reading »