L’Europe des grilles de calcul passe à la vitesse supérieure

Succédant à Datagrid, projet pionnier de l’Union Européenne dans le domaine du grid computing, son successeur, Egee (Enabling Grids for E-science in Europe), vient d’être officiellement lancé. Dotée d’un budget de 30 millions d’euros, cette nouvelle initiative, d’une durée prévue de 2 ans , se fixe pour objectif une disponibilité permanente de l’infrastructure de calcul 24 heures sur 24 pour les 70 organisations participantes (des universités et des centres de recherche) des 27 pays impliqués.

La grille utilisera le système de transmission de données à très haut débit GEANT. Les deux premières applications concerneront la physique des particules et la recherche biomédicale.

Ce projet de grande dimension et porté par les institutions reflète l’importance accordée par la communauté scientifique aux grilles de calcul. Si leurs débouchés paraissent encore lointains, c’est sans doute parce qu’elles concernent généralement la recherche fondamentale. Mais n’oublions pas que ce sont les avancées de celles-ci qui conditionnent les progrès des techniques de demain. En témoigne la déclaration de Fabrizio Gagliardi, Directeur du Projet Egee : “comme le Web, qui avait été développé à l’origine à des fins scientifiques, l’impact de la technologie émergente des grilles de calcul sur la société européenne est difficile à prévoir à ce stade, mais il sera probablement considérable.”

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3 thoughts on “L’Europe des grilles de calcul passe à la vitesse supérieure

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  3. “comme le Web, qui avait été développé à l’origine à des fins scientifiques, l’impact de la technologie émergente des grilles de calcul sur la société européenne est difficile à prévoir à ce stade, mais il sera probablement considérable.”

    Bien sûr ! Mais ne serait ce pas intéressant de rechercher les usages ?

    * De façon coopérative (ici on peut mettre une définition de l’intelligence collective, j’apprécie celle citée par Jérôme dans son billet du 20 juillet : partage, responsabilité, respect).

    * En diversifiant les acteurs (par rapport à ceux du projet Egee) : entreprises, associations, organismes, administrations, centres de recherche. A terme, la recherche sur les usages doit être ouverte à tous. Venant de tous pays.

    * De façon créative. Par exemple, en s’inspirant par ex. de ce qu’a fait la FING avec la Fabrique des possibles et le Carrefour des possibles.

    * Il faudra quelques moyens pour que cette recherche créative des usages soit utilisée, animée, etc. Sponsoring et subventions devraient permettre un accès à tous, et de haute qualité.

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