Jun 06 2010

Wiki Art : oeuvres collectives en quête d’auteur ?

Crowd, photo de James Cridland

L’une des caractéristiques du Web 2.0 tel que décrit par Tim O’Reilly est son caractère “éditable” ou “piratable” (hackable en anglais). Les sites, services et applications se construisent par touches successives, en recomposant en permanence des briques existantes. C’est tout le sens des mash-ups (agrégation de contenus tirés d’autres sources) ou des applications utilisant les API d’autres services Web (Google Maps, Twitter, etc.)

Cette tendance n’est pas seulement technique, elle est comportementale. Le Los Angeles Times analyse dans son article
“Essay: Technology changes how art is created and perceived”
comment elle se traduit dans le domaine de l’art.

L’article prend plusieurs exemples. L’un d’entre eux est le Johnny Cash project. Il s’agit d’un site hommage à Johnny Cash sur lequel les internautes sont invités à construire collectivement un vidéo clip pour le titre “Ain’t no Grave”. Les internautes peuvent soumettre un dessin pour chaque image du clip et/ou voter pour leurs dessins préférés. Le résultat de ce processus de création collective (crowdsourcing) sera le clip final.

Un autre exemple est Reality Hunger, un ouvrage de David Shields réalisé comme un collage de 600 fragments tirés d’autres livres.

Le phénomène du “remix”, les reprises, dérivations, enrichissements d’oeuvres existantes, ont pris avec le Web 2.0 une ampleur sans précédent. Certes, les oeuvres inspirées de travaux antérieurs ne sont pas nouvelles. Le pop art a fait quant à lui du détournement un mode opératoire délibéré, que l’on pense à Andy Warhol ou Lichtenstein, par exemple. Mais jusqu’à présent un individu était à l’oeuvre, imprimait le plan d’ensemble de la reprise ou du collage, lui donnait son intention. C’est encore le cas de Reality Hunger. Mais la somme des retouches apportées par mille mains non coordonnées sur une initiative telle que le Johnny Cash project sera t-elle animée par un esprit donnant sa cohérence à l’ensemble ? On aboutirait alors à une oeuvre pas forcément anonyme (les participants peuvent laisser leur nom ou un pseudo) mais apersonnelle (ne reflétant aucune individualité) sinon impersonnelle ; une oeuvre aux milles contributeurs mais sans auteur. Sauf à penser que la collectivité soit mue par un inconscient collectif et que l’oeuvre reflète une personne transcendant la multitude…

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May 10 2010

Création d’entreprise : le choix coopératif

C’est devant un auditoire passionné rassemblé pour l’Assemblée Générale d’Ouvaton que Louis Montagne et Guillaume Castalino ont présenté les motivations qui les ont conduits à créer leurs sociétés sous la forme d’une SCOP, Société Coopérative de Production.

Guillaume Castalino a fondé sa web adgency, Pepperway, en 2009, avec 5 autres collègues. Après six mois de conception d’un outil de création de site Web convivial et ergonomique, la jeune société est partie à l’assaut du marché des TPE-PME désireuses d’être présentes sur Internet.

Louis Montagne, quant à lui, a quitté son poste de Directeur technique pour créer en 2004 sa société d’infogérance et d’hébergement avec un associé. Bearstech, qui compte aujourd’hui 22 collaborateurs, a une clientèle composée principalement de grands comptes et d’associations. La société accompagne également de jeunes entrepreneurs prometteurs.

S’installer en SCOP : un choix délibéré

Echaudés par les reprises à répétition de leur société, le F.A.I. Alice, d’abord par Tiscali, puis par Free, Guillaume Castalino et ses ex-collègues, devenus associés, ont décidé de se lancer dans l’aventure de la création d’entreprise. Ils ont investi la prime de départ qu’ils ont reçue lors du dernier plan social dans la création de leur propre structure. « Nous étions lassés des rachats à répétition motivés uniquement par la recherche d’une rentabilité à court terme », explique le dirigeant. « Nous voulions créer une structure pilotée par les salariés, avec une vision à plus long terme. »

Pour Louis Montagne, le statut de SCOP est particulièrement intéressant pour un entrepreneur qui crée une entreprise pour la première fois. « D’abord, ce statut vous impose d’avoir au minimum un associé : vous n’êtes donc pas isolé et avez quelqu’un avec qui confronter vos idées. Autre avantage non négligeable, le dirigeant d’une SCOP bénéficie du statut de salarié, avec les garanties que cela représente, notamment le fait de cotiser aux Assedics. »

Le statut de SCOP a également un impact direct sur le modèle de gestion de la société. « Nos salariés sont des experts capables de considérer l’intérêt global de l’entreprise et bénéficiant d’une indépendance importante», explique Louis Montagne. Cette indépendance se traduit notamment par la pratique du télétravail, qui concerne 50% des effectifs, et une certaine flexibilité dans l’organisation de la journée de travail du salarié.
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Apr 18 2010

Cours introductif aux réseaux de neurones

L’appellation “pays émergent” est-elle encore d’actualité lorsqu’une université indienne, l’Indian Institute of Technology Kharagpur, met à disposition des vidéos d’une telle qualité ?

Prof.S. Sengupta, Department of Electronics and Electrical Communication Engineering, IIT Kharagpur

Plus de vidéos : National Programme on Technology Enhanced Learning

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Mar 05 2010

Wikiloan, réseau social de prêt en peer-to-peer

Le monde de la finance va t-il être ébranlé par de nouveaux modèles économiques issus du phénomène coopératif, comme l’ont été avant lui les secteurs de la musique, du cinéma, de la presse, etc. ? Les plates-formes de prêts de particulier à particulier se multiplient en tout cas.
Le dernier en date : WikiLoan, joue la carte du réseau social. A la Twitter, vous pouvez publiez des messages de statuts, “suivre” des contacts et en être suivi. Mais la raison d’être du site, c’est de prêter et d’emprunter entre particuliers. Vous pouvez solliciter un prêt ou au contraire avancer de l’argent dans différentes catégories : rachats de crédits, éducation, amélioration de l’habitat, événement, etc. L’emprunteur et le prêteur conviennent librement du taux et des modalités de remboursement. Le site, quant à lui, se rémunère par différents types de commissions (frais de dossiers, pourcentage sur les montants prêtés).
Au mois d’avril, WikiLoan va proposer une nouvelle offre : la distribution de cartes de téléphones prépayés et autres cartes permettant de payer de menus achats. Elles seront disponibles à terme auprès d’environ 20 000 petits commerces locaux et visent une clientèle de personnes exclues du système bancaire traditionnel…soit 28 millions de personnes aux Etats-Unis.
WikiLoan s’établit ainsi progressivement comme un réseau social bancaire click-and-mortar, comptant sur la viralité pour étendre son offre.

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Mar 01 2010

LanouvellePME.fr : réseau associatif et solidaire pour entrepreneurs

Créer une PME, c’est souvent affronter une certaine solitude. On ne quitte pas impunément les sentiers battus du salariat ; quand on est chômeur, la prise de risque n’est pas toujours facile, surtout dans les Zones Urbaines Sensibles. Partant de ce constat, Abdellah Aboulharjan a créé l’Association 1901 “La Nouvelle PME”, qu’il gère comme une entreprise. Sa mission ? Donner de la visibilité aux entrepreneurs qui se lancent, les coacher, les mettre en relation avec d’autres entrepreneurs et des partenaires. Elle mise pour cela sur deux moyens : son implantation dans un espace de co-working, la Ruche, propre à la “fertilisation croisée” des talents, d’une part; un espace de travail collaboratif, lanouvellepme.fr, permettant aux entrepreneurs de s’organiser et d’échanger en ligne, d’autre part. Ecoutons Abdellah Aboulharjan nous présenter son activité, dans les locaux de la Ruche :


La Nouvelle PME crée un réseau social pour les entrepreneurs
par lentreprise-videos

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