Jan
29
2005
Décidément, les wikis sont de plus en plus présents dans le monde de la recherche d’informations. Après
Wikia, voici
Websbiggest, un moteur qui prétend indexer plus de sites que tous ses concurrents (Google, Yahoo, MSN…) et qui ne manque pas d’originalités. En particulier, il associe les deux technologies de l’indexation automatique par des robots (
spiders) et par des éditeurs humains (en mode wiki). La partie moteur de recherche est déjà originale en soi. En effet, Websbiggest a réalisé une copié virtuelle des domaines présents dans les bases
whois, ce qui lui permet de tenir compte des sites récents ou réservés à une audience restreinte qui n’étaient pas pris en compte jusqu’alors par les concurrents. Deuxième originalité, Websbiggest classe les sites en fonction du trafic qu’ils génèrent, ce qui, d’après le porte-parole de la société, Adam Radly, “est une indication plus précise de la popularité des sites que les seuls hyperliens, qui ont tendance à favoriser les sites académiques ou les annuaires plutôt que les sites réellement populaires”. Mais la principale nouveauté provient du fait que Websbiggest a ajouté à ces fonctionnalités de moteur celles d’un wiki : ses utilisateurs peuvent proposer librement de nouveaux sites, ou modifier la description des sites qu’ils trouvent grâce à leurs recherches. Certes, selon Radly, “laisser les webmestres et les utilisateurs modifier eux-mêmes la description des sites peut être dangereux à court terme ; mais ces milliers de surfeurs éditeurs sont aussi ce qui rend notre moteur de recherche unique.” Comme toujours sur les wikis publics, et plus généralement sur Internet, il faudra donc prendre avec circonspection les informations trouvées grâce à Webbiggest. Mais faites le test de comparer ses résultats avec ceux de Google par exemple : il y a fort à parier que vous trouverez des sites qui n’apparaissaient pas auparavant dans les recherches.
D’après une information de
URLWire
Jan
23
2005
Synthèse d’un entretien avec M. Guy Fréry, Chargé de communication au SIVU (syndicat mixte à vocation unique des inforoutes de l’Ardèche), réalisée par Jean-Marc Raina. Janvier 2005.
Le SIVU, a été créé au début de l’année 1996, et avait pour vocation initiale de fournir aux territoires ruraux une infrastructure et des outils informatiques, et d’en promouvoir les usages. Il a été novateur par la mise en place d’un programme ambitieux autour de la notion de travail coopératif. Aujourd’hui cet organisme rassemble 269 communes de l’Ardèche, de la Drôme et de la Loire, et est présidé par M. Maurice Quinkal.
Même si le bilan de ces expériences est globalement très positif, l’interview se concentre sur les difficultés rencontrées dans la diffusion de ces fameux usages d’outils coopératifs.
Vous pouvez retrouver l’entretien complet sur le site Autrans2005.
La manière dont les institutions publiques et administrations, les entreprises, et le milieu éducatif se sont appropriés les outils mis à disposition
Les difficultés rencontrées permettent de regrouper les outils en deux catégories différentes.
En ce qui concerne les clubs communautaires, les listes de diffusion et l’agenda électronique partagé, les difficultés rencontrées tournent autour :
de la notion de masse critique d’utilisateurs à obtenir pour créer une dynamique qui s’autoentretient, et de l’importance de l’appropriation par les leaders ; l’expérience en milieu éducatif a révélé que le chevauchement de listes au niveaux local, régional et/ou national est problématique. Cela pose la question du bon emboîtement des territoires ‘’géo-localisés’’ et ‘’a-localisés’’. Par ailleurs, dans le cas de l’agenda, il apparaît nécessaire, au sein d’une structure donnée, que tous les membres l’utilisent, sous peine de voir l’outil rapidement abandonné
de l’écart entre la consultation, assez facilement adoptée, et les usages de participation et contribution, difficiles à susciter, que ce soit sur les listes de discussion ou les sites web dynamiques
d’un esprit individualiste de la part des entreprises, et d’un besoin fort de confiance en l’espace d’information partagée Continue Reading »